Les pouvoirs publics à l’épreuve des discours haineux et la désinfodémie vis-à-vis des migrants, personnes déplacées internes et refugiés.

Les migrants, les déplacées internes et les réfugiés font face à des risques considérables. En guise de rappel, les migrants désignent toute personne qui quitte son lieu de résidence habituel  pour s’établir a titre temporaire ou permanent et pour diverses raisons, sois dans une autre région a l’intérieur d’un même pays, sois dans un autre pays, franchissant ainsi une frontière internationale. Quant aux réfugiés, ce sont des personnes qui se trouvent hors de leur pays d’origine en raison d’une crainte de persécution, de violence ou d’autres circonstances qui ont gravement bouleversé l’ordre publique et qui en conséquence exige une protection internationale. Les déplacés interne sont des personnes contraintes de fuir à l’intérieur de leur propre pays, notamment en raison de conflits, violences, de violations des droits humains ou catastrophes. Confinés dans des camps ou des zones de peuplement, ou vivant dans des zones urbaines surpeuplées dans de mauvaises conditions d’hygiène, et ou les services de santé sont inexistants ou sollicités à l’extrême, les personnes confinées dans des centres de détention pour migrants et d’autres lieux ou les migrants et les réfugiés sont privés de liberté sont particulièrement menacées.

Etat des lieux

Les migrants et les réfugiés rencontrent souvent des obstacles pour accéder aux soins de santé, notamment les barrières linguistiques et culturelles, le manque d’accès à l’information, la discrimination et la xénophobie. Parfois, les migrants en situation irrégulière ne peuvent pas obtenir des soins médicaux ou fournir des renseignements sur leur état de santé, ou y sont réticents, car ils craignent ou risquent d’être détenus, déportés, vilipendés par des discours haineux ou pénalisés en raison de leur situation vulnérable.

Quelles sont les mesures à prendre par les pouvoirs publics ?

Les Etats doivent prendre des mesures particulières pour inclure les migrants, les personnes déplacées internes et les réfugiés dans leurs actions préventives et d’intervention liées à la COVID -19. Ces mesures doivent comprendre l’accès à la bonne information, aux tests de dépistage et aux soins de santé pour toutes ces catégories de personnes vulnérables. Il en va ainsi de l’équité dans la distribution de produits alimentaires et à d’autre services essentiels, ceci  dans le but d’éviter tout acte discriminatoire ou discours néfastes à leur endroit.

Le rôle de la communauté internationale

Un appui international est nécessaire de toute urgence pour aider les pays hôtes à intensifier les services  qu’ils proposent aux migrants, aux déplacés internes, aux réfugiés, aux communautés locales et à les inclure dans les dispositifs nationaux de prévention et d’intervention. Dans le cas contraire, leur état de santé pourrait se détériorer, l’hostilité et la stigmatisation risquent d’augmenter. Des mesures spécifiques doivent également être prises pour lutter contre la stigmatisation et la haine à l’égard de cette catégorie de personnes vulnérables.

Actions à mener sur les réseaux sociaux

Sur les réseaux sociaux la propagation des discours haineux de tout genre et la désinfodémie sont spécifiquement légion à l’égard des réfugiés  et déplacés internes. Les pouvoirs publics devraient trouver des moyens pour sanctionner toute forme de velléité de production, de diffusion du contenu viral et propos outrageant à l’égard de cette catégorie de citoyens. Dans certains pays, la loi est rigoureusement appliquée dans des cas avéré sur les réseaux sociaux à l’instar de Facebook, WhatsApp. Des sanctions telles que l’emprisonnement et les amendes devraient davantage être appliquées.

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